Jour 1 : Jungfraujoch — Finsteraarhornhütte
Après un départ en voiture avant le lever du soleil, nous nous sommes tous retrouvés à la gare de Spiez. L’ensemble du groupe a ainsi pu faire la connaissance de Sébastien, notre guide pour ces trois journées.
Nous avons ensuite voyagé en train jusqu’au Jungfraujoch, point de départ de notre périple.
Après avoir enclenché nos DVA, enfilé nos baudriers et collé nos peaux, nous sommes partis en direction de la Mönchsjochhütte. Après environ 200 m de montée, nous avons entamé une descente de près de 10 km sur le glacier de l’Ewigschneefeld, en admirant les crevasses et les impressionnants blocs de glace.
Arrivés à proximité de la Konkordiahütte, nous avons remis les peaux pour monter jusqu’au col du Grünhornlücke. Juste avant d’atteindre le col, nous avons pique-niqué en admirant les montagnes qui nous entouraient, sous un magnifique ciel bleu.
Une fois au col, nous avons enfin aperçu notre destination finale : la Finsteraarhornhütte. Nous avons alors entamé la descente finale, durant laquelle Nathalie s’est fait une petite frayeur en coinçant un ski dans une crevasse, ouverte par Céline lors de son passage juste avant.
Il ne restait plus que quelques derniers mètres de montée pour atteindre la cabane en début d’après-midi.
Le groupe a ensuite pu se désaltérer en admirant la splendide vue sur les glaciers, tandis que certains ont passé l’après-midi à jouer au Rummikub.
Vers 18 h, tout le monde a repris des forces autour d’un excellent souper. Puis, avant 21 h, nous étions tous au lit afin de bien nous reposer pour la longue journée qui nous attendait le lendemain.
Céline
Jour 2 : Grosses Wannenhorn 3906 m
Lever 4 h 30. L'objectif du jour est le Gross Wannenhorn (3906 m Valais) ainsi qu'une belle descente à ski.
Nous commençons donc par descendre de la cabane du Finsteraarhorn avant les premières lueurs du jour.
Nous traversons à ski le Fieschergletscher jusqu'à l'endroit du glacier qui monte au sommet. Nous mettons les peaux et attaquons l'ascension sur cette langue glaciaire orientée Nord/Nord-Est.
Une fois au point 3650 m nous enlevons les skis pour les remplacer par les crampons, on fait deux cordées et on monte jusqu'au sommet à pied, quelques mètres d'escalade dans du rocher pour finir et nous sommes tous au sommet.
Place à la descente. Nous descendons de belles pentes sur le Triftgletscher. Les conditions de neige sont assez bonnes dans ces pentes là.
Après 700 m de descente nous tirons à gauche en suivant plus ou moins la courbe de niveau pour garder de la vitesse mais pour ne pas avoir à trop remonter ensuite.
De retour sur le Fieschergletscher, nous mangeons au soleil un morceau bien mérité, remettons les peaux et remontons jusqu'à la cabane Finster.
Une très belle journée aussi bien en termes de ski, de météo que d'équipe dans un cadre grandiose.
Guillaume
Jour 3 : Vorderes Galmihorn 3507 m et descente à Reckingen
Déjeuner à 5 h 15 à la cabane Finsteraarhorn. Un moment un peu irréel où tout le monde est présent physiquement… mais pas forcément mentalement. Les cheveux partent dans toutes les directions, les yeux sont à moitié ouverts, et les aisselles sont déjà en feu alors qu’on n’a même pas encore commencé. L’ambiance est silencieuse, ponctuée de quelques regards perdus et de cuillères qui tombent dans les bols.
À 6 h, départ à la lampe frontale. Le monde est encore plongé dans la nuit, et nos petites lumières avancent en file indienne. Puis commence l’ascension du Voderes Galmihorn. Peu à peu, la lumière apparaît, d’abord timide, puis de plus en plus intense pour laisser place au soleil.
Malgré la fatigue, malgré l’effort, il y a cette cohésion, ce mélange de sérieux et de dérision, qui fait que même à 3000 mètres d’altitude, avec les jambes qui brûlent, on trouve encore l’énergie de rire. Et c’est peut-être ça, le vrai sommet.
La croix apparaît enfin, presque solennelle, plantée là comme une récompense bien méritée. Elle est belle, simple, mais dans ce décor, elle prend une importance particulière. La vue, elle, est tout simplement magnifique. Et surtout… on est les premiers.
Puis commence la descente sur glacier, dont une section technique particulièrement bien orchestrée par notre guide Sébastien. Il a installé une corde, ingénieusement fixée à l’aide de son ski, pour nous permettre de franchir une pente vertigineuse. Sous nos pieds, la neige change sans cesse de texture : tantôt légère comme du sucre, tantôt dure comme de la glace.
La suite de la descente s’effectue sur le glacier un par un. Il fait déjà chaud ! pour terminer, petite marche jusqu’à Reckingen et retour à la civilisation après 3 jours sans réseau.
Merci à Mario, pour la parfaite organisation de cette sortie, sa bienveillance constante et son analyse toujours pertinente des situations, qui ont fait de ces trois jours un vrai plaisir. Merci à Sébastien, notre guide, pour son professionnalisme exemplaire et sa connaissance hors norme de la montagne — grâce à lui, même les passages les plus techniques se sont faits avec confiance et sécurité.
Merci à Céline, Joris, Pierrick et Guillaume pour leur humour et leur bienveillance.
Je vous dis « à tout à l’heure » pour une autre sortie
Nathalie
Adula du 26 au 29 mars 2026
Nicolas, Pierrick, Nadine, Romain & Heidi, Chantal
Quelle surprise ce jeudi matin : une tempête de neige nous a tous surpris et nous quittons notre contrée recouverte de neige en train pour Vals.
C’est clair qu’avec la météo annoncée pour les jours à venir, durant le trajet on soupçonne déjà que le programme sera difficile d’être tenu.
Arrivés à destination en fin de matinée, malgré une météo rude et un méchant foehn du nord, nous décidons de faire une première mise en jambe. Nous optons pour la télécabine du village qui, soit dit en passant, est gratuite pour tout le monde.
Les peaux collées, nous voilà partis pour 1 h 30 de montée le long des pistes car les téléskis sont fermés, dans un décor effacé par le brouillard et balayé par le vent. Dur dur de tenir debout lors des bourrasques ! Il faut être prudent pour enlever les peaux, de peur qu’elles ne s’envolent. Après une descente glaciale dans le jour blanc, rien de mieux que de se réchauffer à la buvette des installations, où Nicolas nous partage ses connaissances sur les avalanches — un moment très instructif. D’autant plus que le danger est marqué. Pour cette raison nous décidons donc de ne pas monter à la cabane Zapport comme prévu le lendemain.
Du coup, le vendredi, nous partons motivés, skis aux pieds, avec pour objectif l’Ampervrielhorn. Il faut préciser que les rafales se sont un peu calmées. La montée commence sur un joli itinéraire en forêt, puis débouche sur d’immenses pâturages… des bosses les unes derrière les autres.
Lorsque les nuages s’ouvrent brièvement, des reliefs grandioses apparaissent. Nous poursuivons notre montée à l’aide du GPS, avec le soleil qui joue à cache-cache avec les nuages… jusqu’au moment où toute visibilité disparaît. Les peaux retirées, nous entamons la descente avec prudence, en évitant les accumulations de neige soufflée et en suivant la trace de montée. De retour dans la forêt, un petit pique-nique bien mérité précède le retour au village avec le programme suivant : apéro, souper et dodo.
Vu les conditions pour la suite du week-end et après mûre réflexion de Nicolas, il est décidé d’un commun accord de ne pas monter à la cabane et de rester au B&B de Vals.
La gardienne de la cabane Zapport se montre très compréhensive lors de l’annulation des nuitées.
Le samedi change complètement d’ambiance : comme annoncé, grand soleil et ciel dégagé, mais toujours un danger d’avalanche marqué. Le Furggeltihorn est l’objectif du jour.
La sortie commence par un taxi qui nous emmène jusqu’au barrage du Zervreilasee. Nous glissons sans les peaux le long du lac. Arrivés vers un pont, les peaux sont collées pour de bon et nous voilà partis pour quelques heures de montée dans un décor incroyable, sur des pentes à la raideur raisonnable. La dernière pente, plus raide pour atteindre le sommet, nous semble en mauvaises conditions ; il est donc décidé de rejoindre le col plus à l’est, où de belles traces de descente sont déjà dessinées… et forcément, nous avons tous envie d’y ajouter notre signature dans cette neige fraîchement tombée.
La longue descente se fait dans la bonne humeur ; tout le groupe profite des excellentes conditions offertes par Dame Nature. Le retour à Vals se fait « à l’envers » : il faut remettre les peaux pour remonter au barrage — une longue montée en faux-plat — puis retour à Vals en taxi.
Là nous sommes déposés au centre du village, où l’apéro est très apprécié au restaurant Edelweiss où nous sommes accueillis très chaleureusement. Nous décidons d’ailleurs d’y souper après cette magnifique journée au soleil.
Dimanche, réveil tôt (changement à l’heure d’été oblige). La météo refait des siennes et les nuages sont de retour pour nous dire bonjour. Une sortie était prévue, mais nous décidons finalement de rentrer à la maison. Le groupe s’active alors pour empaqueter tout le matériel dans les sacs à dos et se précipiter jusqu’à l’arrêt de bus afin de reprendre les transports publics en direction de chez nous.
Chantal
L’équipe, composée de Philippe, Joris , Anne-Sophie, Nadine, Isaline et de notre notre cheffe de course Mélanie, se retrouve à l’arrêt de Bus « Magine » à Arolla à 11h50.
S’en suit un départ dans la bonne humeur et le ventre vide. La pause bien méritée est prise 30min après ce départ.
La montée se déroule sans encombres avec une petite neige comme accueil. La montée est bien tracée et la descente ne s’annonce pas top du tout avec toutes les traces présentes :’( .
Le temps est ensoleillé jusqu’au Glacier de Pièce où ce dernier se gâte. En effet, il commence à neiger et un jour blanc comment à s’installer.
Toute l’équipe arrive toutefois motivée et en forme à la cabane des Vignettes après environ 4 heures de montée.
Après avoir difficilement trouvé une place pour poser ses affaires, l’équipe prend possession de la chambre n°11 qui était fermée à clé. Mélanie dû donc demander les clés pour ouvrir cette dernière.
Le repas du soir est pris à 18h30, après une collation bien méritée, et se compose de couscous, d’abricots, de carottes et avec de la viande noyée dans de la sauce de type Tajine. Délicieux !
Après ce repas copieux, l’équipe commence deux parties du jeu nommé « Le roi de Coeur ». Nadine en sort double championne après avoir remporté les deux parties !
Plus tard dans la soirée, le bulletin météo est communiqué par l’équipe de la cabane des Vignettes et n’est pas rassurant. En effet, le temps s’annonce jour blanc et avec beaucoup de vent. Mais, il est décidé d’attendre le lendemain afin de prendre la décision si l’ascension du Pigne se fera.
Le lendemain arrivé, le temps se révèle très venteux avec une visibilité encore acceptable. La décision est prise de ne pas faire le Pigne afin de ne pas subir le vent et un plan B est trouvé.
L’équipe redescend la montée faite le jour avant et, grâce à une chute de neige nocturne, peut faire de belles traces dans une poudreuse de qualité ! Toutes les traces rencontrées la veille étaient recouvertes et chacun pu faire la première trace de la journée.
Les peaux sont remises afin de rejoindre le domaine d’Arolla et d’effectuer le plan B. Lors de cette partie de l’itinéraire, un des participants, qui souhaite rester anonyme, confond la grande moraine avec un half-pipe et n’arrive pas à replaquer un fronflip audacieux lancé sur une belle bosse.
Environ 1000m de D+ plus tard, le dîner est pris dans le soleil et sans le vent, la météo était à nouveau top ! Le Pigne d’Arolla était toujours dans les nuages et l’équipe était réconfortée dans le fait d’avoir fait ce plan B.
Afin de finir cette course, une belle descente est faite dans une belle pente, quelques fois raide, mais à nouveau dans une neige poudreuse de qualité.
Afin de clôturer le week-end, un verre d’au revoir est pris à la Yourte d’Arolla et l’équipe se dit au revoir après avoir passé un week-end de qualité malgré le fait que le programme dû être changé à cause de la météo !
Ps: la clé de la chambre n°11 a été remise à la team de la Yourte d’Arolla. Effectivement, la cheffe de course les a gardées dans la poche toute la journée et les a découvertes lors du pic-nic pris en haut de la descente secrète.
Sortie au Wildstrubel du dimanche 15 mars 2026
Après deux semaines de temps printanier, c’est à 7h45 que neuf courageuses et courageux se retrouvent au Restoroute de Münsingen. La météo nous a quelque peu joué un tour puisque le magnifique temps printanier a laissé sa place à un temps hivernal avec de la neige jusqu’en pleine. Changement de programme donc et c’est à l’assaut du Niderhore que nous nous lançons. Dans environ 20 centimètres de neige fraîche nous enfourchons nos montures à l’assaut de ce gentil sommet qui nous promet une belle sortie. Jusqu’à midi nous marchons dans une neige qui promet une descente merveilleuse, sous un magnifique soleil.
Arrivé au col, madame météo, plutôt capricieuse ce week-end, nous rejoue un petit tour en nous envoyant du vent et le brouillard qui va avec. Au sommet, nous pique-niquons car le vent nous fait la faveur de nous laisser tranquille le temps que nous reprenions des forces.
La descente merveilleuse, qui s’annonçait durant la montée, était très belle mais nous avons suivi aveuglément notre chef du jour car sans sa trace nous nous serions très certainement perdu dans le brouillard.
Retour à la voiture après une très belle sortie de remplacement à ce fameux Wildstrubel tant attendu par certains.
Julien Ryf
Week-end d’initiation à la Cabane Cristallina
Course de remplacement à l’Albristhore
Gr. Tramelan, rando fondue à ski
La majorité des participants se retrouvent à 9h00 au CIP à Tramelan, les autres nous ont rejoint à la Cuisinière, une bonne douzaine de pers. pour un café bienvenu.
Déplacement en voiture à quelques centaines de mètres de la Métairie du Milieu (parc).
André Montavon... (dans une poudreuse et avec un ciel plus bleu tu meurs), nous emmena sur un magnifique parcours jusqu'à l'antenne du Chasseral suivi de photos avec le brouillard du plateau qui venait jouer les troubles fêtes dans un décor hivernal de 1er choix.
L'heure de la fondue commençait à se faire sentir dans les estomacs, *surtout celui d'Andréas! Midi c'est midi* et c'est sur la terrasse de La Bergerie de Morat, fermée actuellement, que les premiers arrivés, ont déblayé une table pleine de neige, afin que chaque participant puisse s'installer! Et sous la houlette de Charles dévoué de votre groupement et d'autres convives ont porté dans leurs sacs caquelons et victuailles furent heureux de soulager leurs épaules.
Cette troupe déjà bien rodée par les années précédentes, nous a concocté une fondue de derrière les fagots, merci à vous qui par votre bonne volonté, avez tourné une fondue pour certain sur un réchaud sous-dimensionné n'est pas une sinécure, n'est-ce pas Gladys et Pierre-André. Wildfred préférait régler la flamme (rire)., Anne a offert le pain coupé, chacun son ptit sachet, Merci.
Trop content d'avoir participé à cette rando fondue, avec la bonne humeur de chacun(e) .
C'est le moment de remettre les peaux pour une dernière montée et se laisser glisser jusqu'aux voitures.
Un dernier verre avant de se quitter, et se dire au revoir, à l'année prochaine.
Claude R
Initiation au Drümännler
Cours avalanche 2026, les 24 et 25 janvier
Le cours s’est déroulé selon le modèle éprouvé, avec la présentation théorique très intéressante
et richement documentée de Patrice Liechti le jeudi soir en intérieur, puis le week-end en deux
temps, comportant les exercices pratiques de recherche de victimes aux Prés de Cortébert le
samedi, suivis de la course d’application au Diemtigtal au Niederhorn le dimanche.
Au fil du cours la couverture neigeuse est allée crescendo : J1 moquette en salle, J2 croûte dure
de 20 cm sur pâturage jurassien (les gentianes dépassaient) à J3 2 m de neige. Par souci
d’honnêteté nous précisons ici qu’il s’agissait de la corniche repérée en route, qui a donné lieu à
un exercice intense de sondage/pelletage qui a ouvert l’appétit des 9 participants avant le
sandwich de midi.
Au dessert, descente dans la poudreuse non tracée du flanc nord du Niederhorn, top. Puis nous
sommes allés boireCours avalanche 2026, les 24 et 25 janvier
Le cours s’est déroulé selon le modèle éprouvé, avec la présentation théorique très intéressante
et richement documentée de Patrice Liechti le jeudi soir en intérieur, puis le week-end en deux
temps, comportant les exercices pratiques de recherche de victimes aux Prés de Cortébert le
samedi, suivis de la course d’application au Diemtigtal au Niederhorn le dimanche.
Au fil du cours la couverture neigeuse est allée crescendo : J1 moquette en salle, J2 croûte dure
de 20 cm sur pâturage jurassien (les gentianes dépassaient) à J3 2 m de neige. Par souci
d’honnêteté nous précisons ici qu’il s’agissait de la corniche repérée en route, qui a donné lieu à
un exercice intense de sondage/pelletage qui a ouvert l’appétit des 9 participants avant le
sandwich de midi.
Au dessert, descente dans la poudreuse non tracée du flanc nord du Niederhorn, top. Puis nous
sommes allés boire un verre à l’Adler à Diemtigen, retop.
Fazit : la répétition, sous la conduite des instructeurs compétents et communicatifs, des bases
techniques et des réflexes d’intervention indispensables à une action efficace a été très
profitable ; un grand merci à Patrice et Florent. A relever tout spécialement les très grandes
difficultés du sauvetage en cas d’ensevelissement de plusieurs randonneurs, dont on n’est pas
forcément conscient, et dont le risque peut être réduit par un comportement adéquat à
l’amont ; celui-ci fait partie de l’instruction donnée au cours avalanche.
Philippe un verre à l’Adler à Diemtigen, retop.
Fazit : la répétition, sous la conduite des instructeurs compétents et communicatifs, des bases
techniques et des réflexes d’intervention indispensables à une action efficace a été très
profitable ; un grand merci à Patrice et Florent. A relever tout spécialement les très grandes
difficultés du sauvetage en cas d’ensevelissement de plusieurs randonneurs, dont on n’est pas
forcément conscient, et dont le risque peut être réduit par un comportement adéquat à
l’amont ; celui-ci fait partie de l’instruction donnée au cours avalanche.
PhilippeCours avalanche 2026, les 24 et 25 janvier
Le cours s’est déroulé selon le modèle éprouvé, avec la présentation théorique très intéressante
et richement documentée de Patrice Liechti le jeudi soir en intérieur, puis le week-end en deux
temps, comportant les exercices pratiques de recherche de victimes aux Prés de Cortébert le
samedi, suivis de la course d’application au Diemtigtal au Niederhorn le dimanche.
Au fil du cours la couverture neigeuse est allée crescendo : J1 moquette en salle, J2 croûte dure
de 20 cm sur pâturage jurassien (les gentianes dépassaient) à J3 2 m de neige. Par souci
d’honnêteté nous précisons ici qu’il s’agissait de la corniche repérée en route, qui a donné lieu à
un exercice intense de sondage/pelletage qui a ouvert l’appétit des 9 participants avant le
sandwich de midi.
Au dessert, descente dans la poudreuse non tracée du flanc nord du Niederhorn, top. Puis nous
sommes allés boire un verre à l’Adler à Diemtigen, retop.
Fazit : la répétition, sous la conduite des instructeurs compétents et communicatifs, des bases
techniques et des réflexes d’intervention indispensables à une action efficace a été très
profitable ; un grand merci à Patrice et Florent. A relever tout spécialement les très grandes
difficultés du sauvetage en cas d’ensevelissement de plusieurs randonneurs, dont on n’est pas
forcément conscient, et dont le risque peut être réduit par un comportement adéquat à
l’amont ; celui-ci fait partie de l’instruction donnée au cours avalanche.
Philippe
Cours avalanche 2026, les 24 et 25 janvier
Le cours s’est déroulé selon le modèle éprouvé, avec la présentation théorique très intéressante et richement documentée de Patrice Liechti le jeudi soir en intérieur, puis le week-end en deux temps, comportant les exercices pratiques de recherche de victimes aux Prés de Cortébert le samedi, suivis de la course d’application au Diemtigtal au Niederhorn le dimanche.
Au fil du cours la couverture neigeuse est allée crescendo : J1 moquette en salle, J2 croûte dure de 20 cm sur pâturage jurassien (les gentianes dépassaient) à J3 2 m de neige. Par souci d’honnêteté nous précisons ici qu’il s’agissait de la corniche repérée en route, qui a donné lieu à un exercice intense de sondage/pelletage qui a ouvert l’appétit des 9 participants avant le sandwich de midi.
Au dessert, descente dans la poudreuse non tracée du flanc nord du Niederhorn, top. Puis nous sommes allés boire un verre à l’Adler à Diemtigen, retop.
Fazit : la répétition, sous la conduite des instructeurs compétents et communicatifs, des bases techniques et des réflexes d’intervention indispensables à une action efficace a été très profitable ; un grand merci à Patrice et Florent. A relever tout spécialement les très grandes difficultés du sauvetage en cas d’ensevelissement de plusieurs randonneurs, dont on n’est pas forcément conscient, et dont le risque peut être réduit par un comportement adéquat à l’amont ; celui-ci fait partie de l’instruction donnée au cours avalanche.
Philippe
Objectif : Männliflue 2652 m AD-
Participants : Céline, Nadine, Chantal, Pierrick, Evan, Mario, Christophe
CdC : Florent
Au fin fond du Diemtigtal, à Grimialp..., enfin..., un peu plus au fond à gauche..., nous peautons nos skis et déboutonnons le haut de la veste pour une ascension qui s’annonce chaleureuse et esseulée tant le parking parait vide. Le départ formel, à 8 h 57, du lieu-dit Fieldrich à 1361 m, se fait dans un rythme soutenu qui sera tenu jusqu’au sommet. La première partie, relativement peu engagée, nous permet une montée en effort progressive. Après avoir traversé un bois un peu en pente, synonyme des premières conversions, nous arrivons à Oberberg à 1930 m, lieu des derniers bâtiments civilisés. Plus haut, sur le plateau légèrement vallonné de l’Obertal à 2211 m, nous apercevons enfin à pleine vue le fond de la vallée et sa couronne de crêtes rocheuses, mais pas encore notre sommet, caché par son antécime. Nous effectuons là une dernière pause sur un lieu sans nom que nous baptiserons Frühstuckplatz, par respect des traditions. Le dernier tronçon s’annonce plus complexe. Le climax de notre sortie, peu avant le sommet, comporte un ou deux passages à presque 40°. Bien que la neige ait ramolli, le vent a révélé plusieurs cailloux qui rendent une progression régulière difficile. Certains adeptes décident d’ôter les skis pour les derniers mètres, mais nous parvenons tous à rejoindre, à quelques minutes d’intervalle, la Männliflue à 2652 m. Nous ne nous attardons pas au sommet. Le léger Foehn et une dizaine d’autres adeptes arrivant au sommet suffiront à nous convaincre de le quitter à 13 h 06. Un peu plus bas, après avoir slalomé entre nos poursuivants, nous trouvons enfin de la belle neige sur un pente sud-ouest, à l’abri du vent et ramollie par les rayons depuis le matin. Nous nous arrêtons en contre bas de celle-ci pour manger et pour la dernière pause de la sortie. Une fois rassasiés, une belle pente nord préservée nous offre finalement la plus belle descente de la journée pour quitter l’Obertal. Pour retourner au parking, nous suivons simplement la route enneigée depuis Oberberg et arrivons à 14 h 40. Merci à tout les participants et surtout à Florent pour la préparation et la direction de la course. Mario
Initiation à Chasseral
Randonnée de l’Arête de Montchemin à Courrendlin – Une journée automnale pleine de charme
C’est à Courrendlin que douze courageux randonneurs se sont retrouvés pour le départ de cette sortie automnale. Si l’on parle de courage, c’est que la météo du matin n’incitait guère à chausser les souliers : il neigeait à Tramelan, et les deux participants ayant passé la nuit à la Rochette avaient pu admirer les sommets tout proches recouverts de blanc. Mais, comme le disent souvent les habitués, avec Claire-Lise, il fait toujours beau — et, une fois encore, la chance était de son côté !
Après les salutations d’usage, nous quittons le village par une route goudronnée en direction de Vaferdeau. La pente est raide, mais grâce au rythme parfaitement adapté de Claire, les conversations vont bon train et les rires réchauffent l’atmosphère.
Arrivés à la Bergerie, nous bifurquons sur la gauche pour emprunter un joli sentier agrémenté de panneaux didactiques. Nous traversons une magnifique forêt de hêtres dont le feuillage jaune vif semble littéralement en feu en cette fin d’automne. Un peu plus loin, nous passons devant une grotte. C’est alors que notre régional du jour, Norbert, nous régale d’explications passionnantes sur la géologie du lieu et sur les formations karstiques environnantes.
Après une courte pause, nous reprenons notre marche. Peu à peu, le décor change : les grands arbres laissent place à des massifs de houx — du houx partout ! Bientôt, nous atteignons la crête de Montchemin. Un vent glaçant nous traverse les habits, mais le soleil est de la partie, et la vue superbe sur le village de Vellerat en face nous récompense largement de nos efforts.
L’heure du repas approche, même si nous avons un peu d’avance — ce qui réjouit Andréas, dont l’horloge biologique sonne midi pile sans jamais faillir ! Charles, toujours prévoyant, sort de son sac du bois sec. Grâce à lui, aucun mal à allumer le feu pour griller nos cervelas. Tout le monde s’active à ramasser du bois, et l’ambiance se réchauffe autour des flammes. Les discussions vont bon train, les anecdotes fusent, et bientôt, nous voilà tous rassemblés autour du feu, tels une bande de scouts savourant la chaleur et la convivialité du moment.
Mais il faut bien repartir. Direction Rebeuvelier ! Après un court instant de marche, nous passons devant la cabane du ski-club local. Elle est gardiennée, et l’odeur du café chaud finit de convaincre le groupe : halte improvisée ! Deux dames nous accueillent avec gentillesse et nous servent le café accompagné d’une tête de choco en prime — difficile de résister à tant de bienveillance.
Revigorés, nous reprenons notre périple à travers une petite forêt, puis une route au lieu-dit Do la Baume. Après un ou deux kilomètres, nous quittons la route pour un sentier que les habitants appellent le chemin des Chaives, selon les explications de Norbert. Ce joli sentier nous ramène tranquillement à Courrendlin, marquant la fin de notre randonnée.
Un dernier verre, partagé dans la bonne humeur dans l’un des rares restaurants encore ouverts, vient conclure cette belle journée. Rires, souvenirs et remerciements fusent.
Merci à l’organisation et à tous les participants : André J., André M., Andréas, Laurence, Nicole, Wilfred, Daniel, Corinne, Brigitte, Norbert, Charles et bien sûr Claire-Lise, notre cheffe de course chanceuse et inspirante.
Chales Donzé
Sortie Sentiers insolites à La Lenk
Chaque année, la sortie de Claude Rossé sur les sentiers insolites est attendue avec impatience et curiosité.
Cette fois, nous étions une joyeuse équipe de cinq personnes, au départ de Tavannes en direction de La Lenk.
Le brouillard nous a accompagnés tout au long du chemin, jusqu’à ce joli restaurant sur les hauteurs de La Lenk, baigné de soleil au-dessus de la mer de nuages, pour un café bien mérité.
La montée s’est faite le long d’un ruisseau, à travers des pâturages offrant une vue spectaculaire sur les Alpes.
Nous avons atteint le paysage rocheux de Gryden : fascinant, spectaculaire, presque irréel, semblable à des cratères lunaires.
Ce terrain de roche gypseuse, sculpté par la pluie, est parsemé d’innombrables dolines. Le sentier serpente entre elles, offrant un spectacle naturel exceptionnel.
Le pari de Claude est une fois de plus réussi : ce sentier est bel et bien insolite.
En chemin, nous avons dîné sous le soleil, d’un pique-nique tiré du sac, avant de redescendre par un sentier rejoignant les pistes de ski, pour un retour à La Lenk.
Une journée d’automne ensoleillée, pleine de découvertes et de moments inoubliables.
Une journée d’automne ensoleillée et exceptionnelle.
Christine Scheidegger
Participants : Nadine, Céline, Laurent, Mario
6-7 km de randonnée technique puis arête alpine avec 900m de D+ Intinéraire CAS
Départ pour Nadine et Laurent de Moutier pour passer prendre Mario et Céline sur le chemin à Bienne. La route s’est ensuite poursuite jusqu’à Champex-Lac avec une journée qui s’annonçait chaude et ensoleillée.Après un petit déjeuner pour certains et juste un café pour d’autres, au relais de Saint Bernard, nous arrivions à Champex-Lac à 9 h 30.
De là, la marche commençait directement dans une belle montée qui nous permettait dès les premières minutes d’avoir une vue dégagée sur les vallées et sommets environnants, notamment le Grand Combin qui nous semblait très proche. Après une courte pause pour profiter de la vue et se désaltérer (car oui la température était déjà bien haute), nous commencions à crapahuter dans l’arête menant au replat du 700e. Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu’au début de l’éperon SW où nous avons mangé notre piquenique. En effet, après un peu plus de deux heures de marche, il nous fallait reprendre des forces avant de nous équiper et de commencer à grimper en deux cordées.
Mario ouvrait la voie en essayant de trouver le meilleur chemin, parfois un peu technique ou au milieu de la végétation. Après deux heures de grimpe, nous arrivions à la croix du Bonhomme. Nous pensions avoir fini la partie technique, mais les deux dernières longueurs permettaient les dernières acrobaties pour rejoindre le chemin de randonnée.
Après une pause pour admirer une vue à 360 degrés et manger un petit dessert, nous avons attaqué la descente vers Champex-Lac. Près de deux heures de descente abrupte pour arriver au parking où un joueur de Cor des alpes nous réservait la plus belle des arrivées.
Avant de rentrer, nous quatre étions ravis de tremper nos pieds dans le lac rafraîchissant et de boire un dernier verre tous ensemble.
Un grand merci à Mario pour l’organisation et l’accompagnement et à Laurent et Nadine pour la belle compagnie lors de cette dernière belle journée estivale.
Céline
Sortie du groupe Tramelan à la Lobhornhütte, 13-14.9.25
Nous partons de Tramelan à 8h direction Isenfluh. Arrêt café-croissant en route pour la joyeuse équipe composée de Anne, Christelle, Christine, Françoise, Stéphane, Corinne, Charles, Laurence et nos 2 guides : Daniel et Claire-lise (guide adjointe).
Nous laissons nos voitures au parking principal et entamons la montée jusqu’à la cabane, normalement 2h30 mais nous prenons le temps car, même si le ciel n’est pas d’un bleu azur, la vue sur l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau est majestueuse lorsque la forêt nous les laisse apercevoir. Tout à coup, le paysage s’ouvre et le sentier continue à travers un pâturage. Cette fois nous apercevons notre destination du lendemain, les Lobhoren. Nous pique-niquons au bord d’un petit lac en observons les centaines de petits poissons. Un courageux de l’équipe s’offre même une pédicure.
Quelques pas plus loin, la Lobhornhütte nous attendait. Elle était accueillante avec ses 24 places dans 2 petits chalets. Nous avons dormi dans le dortoir de la cabane principale. Les toilettes et lavabos se trouvaient bien plus loin à l’extérieur. Après avoir pris nos quartiers, place à l’apéritif pour fêter l’anniversaire de Stéphane. L’ambiance étaient au top, avec des rires, des anecdotes, des souvenirs de chacun et des jeux.
Il a plu durant la nuit et le matin, le frais se faisait sentir. Le ciel était bouché quand on est parti aux alentours de 8h40 mais s’est éclairci au fil de la journée pour finir sans un nuage. Nous commençons la montée sur le Höji Sulegg et longeons la longue crête par le Nideri Sulegg. La vue est splendide, que ce soit côté nord sur les lacs de Thoune et de Brienz ou côté sud sur les trois majestueuses, nous nous émerveillons à chaque pas. Le sentier de crête n’est pas très difficile, un ou 2 passages à s’agripper, guère plus. Arrivés en face du Chlys Lobhore, Daniel nous informe que l’on va aller au sommet. Frayeur pour une partie d’entre nous, qui en voyant un chemin de traverse sommes tentées de le prendre et d’attendre les téméraires. C’était sans compter sur la pédagogie de Daniel qui nous rassure en nous disant de le suivre un bout et de rebrousser chemin ensuite si on ne voulait pas poursuivre. « - Ce serait dommage d’arriver ici et de ne pas aller au sommet quand même ? » Tout le monde l’a suivi et personne n’a regretté. De l’autre côté, le flanc était plus doux et herbacé. Après un ravitaillement à l’abri du vent, nous contournons les Lobhoren et redescendons sur Sulwald. De là, Daniel et Charles redescendent en trottinettes et les autres en téléphérique.
Ce fut une sortie splendide ! Merci à Daniel pour l’organisation et à Claire-Lise sa bienveillance.
Laurence Hirschi
Course du 6 septembre 25 au Seehore-Rötihore
Présents : cheffe de course Claire-Lise, Charles, Anouck, Christine, Edith, Nadine et Anne.
Nous avions rendez-vous à sept heures, au plateau d’Orange à Tavannes. L’air piquant du matin rappelait que, depuis la foire de Chaindon, l’automne s’était installé. Nous étions peu nombreux, juste assez pour remplir deux voitures.
La route jusqu’au Seehore dura une heure et demie. Juste avant le parking, la montagne nous offrit son premier spectacle : la désalpe. Impossible de passer sans attendre. Alors nous patientâmes pendant que défilait le troupeau entier, vaches au pas tranquille, sonnailles tintant bruyamment. Le départ se fit tranquillement, jusqu’au restaurant de l’Alpsee. Là, entre les prés, un énorme taureau s’essaya à l’amour sous les regards amusés des randonneurs, encouragé par ses maîtres, tandis que l’élue de ses ardeurs se dérobait sous l’œil curieux de ses compagnes. Un café soluble, médiocre mais réconfortant, compléta l’instant avant de se mettre vraiment en marche.
Le sentier s’éleva bientôt dans les lacets d’un calcaire rugueux. La montée fut régulière, sans difficultés majeures, et le Seehore nous accueillit avec son horizon immense. Là-haut, nous nous arrêtâmes le temps d’une petite pause.
La descente dans le vaste cirque d’éboulis demanda de l’attention : peu de traces, à peine quelques cairns dressés par d’anciens randonneurs, guidaient les pas sur cette mer de pierres. Puis vint la montée vers le Röti, 2233 mètres de roche et d’arêtes. L’arête devint plus aérienne, les passages plus proches du vide. Christine, que le vertige avait toujours tenue à distance du vide, trouva le courage de dépasser ses peurs et franchit ces passages avec assurance. Anne, elle, glissa et chuta légèrement : rien de grave, quelques bleus et griffures, juste un souvenir marqué sur la peau. Au Fromattgrat, l’arête se fit plus douce, le terrain plus tendre, et c’est là que Charles, un peu plus tard, se retrouva assis dans la boue, victime d’un terrain glissant, et s’en tira avec des vêtements tachés. Le repas de midi se fit au sommet du Röti avec en prime un magnifique tableau grandeur nature.
Le retour fut tranquille en suivant la sente qui descend vers le petit lac Seebergsee. Puis ce fut à nouveau l’Alpsee, point de départ et d’arrivée, où süssmost et sauermost vinrent récompenser nos efforts. Avant de reprendre la route, certaines se laissèrent tenter par les fromages d’alpage.
Cette journée fut belle par l’ambiance du groupe et clémente par sa météo. Une petite équipe menée par une toujours formidable cheffe de groupe. Et Charles, seul homme au milieu de ces dames, dut écouter (ou subir ?) les discussions animées sur les secrets et techniques antirides.
Tête de Chalin – 16 août 2025
Départ de bon matin : rendez-vous à 6h00 à Tavannes pour rejoindre l’Auberge de Chindonne (1603 m), point de départ de notre randonnée au-dessus de Monthey. Une fois équipés, nous entamons notre ascension en douceur. Très vite, les regards – ou plutôt les estomacs – sont attirés par de superbes bolets. Plus haut, ce sont les myrtilles qui jalonnent le chemin et dont nous profitons avec plaisir.
La fraîcheur matinale rend la montée agréable, et nous atteignons sans peine le premier sommet : la Dent de Valerette (2058 m). Après une courte pause, nous poursuivons en direction de la Dent de Valère. En chemin, halte au charmant et minuscule refuge non gardé de Valerette, accueillant et chaleureux : parfait pour une fondue, mais interdit au couchage.
Le sentier nous conduit ensuite le long d’une crête, passant par la Pointe de l’Erse, qui offre un superbe panorama sur les Dents du Midi. Malheureusement, une brume persistante gâche un peu la vue : fumées d’incendies lointains ou atmosphère capricieuse ? Mystère.
Nous attaquons alors un passage plus technique : un sentier abrupt et aérien, où il faut parfois s’aider des mains, pour rejoindre la Dent de Valère (2267 m). Après les photos souvenirs, cap sur notre objectif du jour en traversant l’Arête du Dardeu. Grâce à l’œil de lynx de Charly, nous admirons des cerfs broutant paisiblement dans la combe en contrebas.
Des vautours nous survolent, nous espérons pouvoir encore les admirer au sommet.
La dernière montée vers la Tête de Chalin (2595 m) se révèle exigeante, tant par sa pente que par le terrain recouvert de milliers d’éclats d’ardoise peu tendres pour nos semelles. Au sommet, un petit refuge non gardé nous accueille : celui-ci, contrairement au précédent, autorise le couchage. Nous y pique-niquons à midi pile, timing parfait orchestré par notre cheffe de course.
Malheureusement, les vautours se sont plus visibles à ce moment-là ; notre pique-nique n’est sûrement pas à leur goût.
La descente démarre par le fameux sentier escarpé, où les bâtons sont plus que bienvenus. Après l’Arête du Dardeu, nous contournons la Dent de Valère par un sentier à flanc de coteau, orné cette fois de magnifiques edelweiss – un edelweiss (oui, le mot est masculin, je viens de l’apprendre en écrivant ces lignes !).
Le chemin se poursuit à travers de hautes herbes, qui s’accrochent volontiers à nos vêtements pour mieux disséminer leurs graines. Enfin, nous retrouvons un sentier plus agréable, parfois ombragé, bordé de bruyères en fleurs. Dommage, plus de bolets pour les gourmets !
À 15h, retour à Chindonne. Nous savourons une boisson fraîche bien méritée sur la terrasse, heureux de cette superbe journée.
Un grand merci à Nadine, Bernard et Charly pour leur compagnie et leur bonne humeur, et un immense merci également à notre cheffe de course Claire-Lise, grâce à qui nous avons vécu une magnifique aventure en montagne.
Géraldine Mougenot
Mario, Anouck et Stéphane retrouvent Laurent au café La Cordée à Evolène. L’ambiance est déjà au beau fixe. Mario avait téléphoné la veille aux gardiens de la cabane Bertol pour savoir s’ils avaient besoin de quelque chose. Résultat : sept kilos de café à transporter sur 1350m de D+ ! La précieuse cargaison est équitablement répartie dans les sacs, et la montée peut commencer. L’approche se termine par les échelles vertigineuses qui mènent à la cabane, perchée sur son rocher comme un nid d’aigle. De là, la vue est splendide : Grand Combin, Mont Gelé, Pigne d’Arolla, Dent Blanche, Cervin, Dent D’Hérens … et tout un chapelet de sommets valaisans qui semblent flotter dans la lumière.
Le lendemain, départ à l’aube pour la Tête Blanche. La traversée du Glacier du Mont Miné se fait dans une neige détrempée par l’absence de regel nocturne : chaque pas s’enfonce, les mollets travaillent. L’effort est récompensé au sommet par un panorama à couper le souffle : Pigne d’Arolla, Dent Blanche, Weisshorn, Dent d’Hérens… et, trônant fièrement à l’horizon, le Cervin, majestueux dans la lumière chaude du matin. La météo est idéale, presque estivale. Quoi qu’un peu frais au sommet, nous ne tardons pas trop.
Retour à la cabane Bertol où les gardiens servent des rösti et, en remerciement pour le café, offrent à chacun un tour de cou aux couleurs de la cabane.
Puis il fallut quitter les hauteurs : la sente plongeait dans un chaos de pierres et d’éboulis, jusqu’à rejoindre les eaux claires du torrent, dans lesquelles un bain, à la fois glacial et bienfaisant, vint clore ce week-end alpin, que l’on retiendra comme un heureux mélange de camaraderie en petit groupe, d’effort et de beauté.
Alpinisme aux Diablerets – 12/13 juillet 2025
« Cette année, c’est la bonne ! »
C’est avec une grande motivation que nous nous lancions à l’assaut du sommet des Diablerets cette année, après ne pas avoir pu le faire l’année dernière.
Claire-Lise, Simon, Guillaume, Anouk, Charles, André, Stéphane et Edith se sont retrouvés au plateau d’orange à Tavannes, puis après une route qui a paru assez longue à Charles, nous avons attendu Audrey, qui venait en transports en communs du Valais, au col du Pillon pour un café.
Mise au point du planning puis vérification des sacs et du matériel au parking : nous étions prêts à partir, sous un soleil radieux : le chemin que nous devions prendre avait rouvert et nous n’avions donc pas à faire un détour pour rejoindre notre gîte du soir : le refuge de Pierredar.
Menés par Claire-Lise, nous avons donc progressés à travers forêt, pâturages et torrents pour rejoindre la partie rocailleuse du sentier, dernier bout avant le refuge du soir. La randonnée devenait gentiment plus technique, suivant une longue vire où les jeunes ont sortis leur casque. Le sentier en balcon et les herbes aromatiques odorantes qui poussaient dans le coin ont vraiment fait de ce passage un moment hors du temps, avec une vue incroyable et des odeurs nous faisant d’ores et déjà nous réjouir du repas du soir. Nous n’étions visiblement pas les seuls à vouloir profiter de la vue puisque rapidement, nous avons vu passer en l’air de sorte de grands oiseaux blanc à forme étonnamment humaine : des base-jumpeurs avaient décidé de venir jouer avec les falaises nous surplombant.
Après avoir traversé les éboulements, nous voyions déjà la cabane et y sommes donc rapidement arrivés. Quel plaisir de pouvoir boire un verre et profiter d’une excellente tarte aux abricots. Qui plus est, nous avons été accueillis par une très gentille famille et servis par les trois enfants, tous motivé à se rendre utiles !
Après quelques exercices techniques pour se remémorer les différentes techniques de sortie de crevasses, nous avons pu profiter d’un excellent repas et d’un magnifique coucher de soleil avant d’attaquer la nuit.
Le lendemain, départ à 6h15 : la météo ne s’annonce pas très bonne et nous voulons avoir une chance de monter au sommet. Nous attaquons donc la montée, suivant le chemin qui mène aussi à la via ferrata. Loin du chemin effectué la veille, nous nous retrouvons ce jour là dans la roche. Le chemin en grimpe 2c, bien équipé, nécessite quand même un peu de prise de confiance, mais le groupe avance de manière régulière et nous avons même la chance de voir un bouquetin. Arrivés en bas de la pente de neige du glacier de Prapio, nous finissons de nous équiper tout en grignotant quelques petites choses…Le temps se gâte et nous savons qu’il ne faut pas trop trainer. Les cordées se font et nous grimpons en direction du col juste en-dessous du Dôme. Alors que nous montons, Stéphane perd son bâton, qui était accroché à son sac à dos. La cordée dirigée par André, suivi de Guillaume et d’Audrey, redescend vite le chercher : qu’est-ce que quelques mètres de plus quand on nous a promis une bière en échange ? 😉
Arrivés au col du Dôme, la décision fatidique est prise : le tonnerre se fait entendre au loin, la pluie arrive et la neige est bien molle, même au nord. La progression sera trop lente pour la météo incertaine…. Nous sommes donc partis en direction de la cabine des Diablerets par l’arrête du Dôme et le col de Prapio, sortant au milieu les protections pour la pluie de nos sacs et enfilant nos capuchons.
Arrivés au Glacier 3000, le temps était de nouveau très beau mais les nuages arrivaient à nouveau… nous avons pique-niqué en haut et fait un petit tour sur la passerelle « Peak view », puis nous sommes gentiment rentrés sur Tavannes, la tête pleine de cette belle aventure, mais un sommet où il faudra retourner !
Merci à toute l’équipe pour cette chouette sortie et l’excellente ambiance, et merci à Claire-lise pour l’organisation 😊
Audrey et Simon
Nous y sommes. Ce samedi 5 juillet, c’est au restaurant du barrage de Moiry que se retrouve une joyeuse troupe prête à s’initier à l’alpinisme dans le cadre du module final du CAS prévôtoise. Après un petit café pour les uns et un croissant pour les gourmands, Mario, notre dévoué chef de course, nous présente l’objectif majeur de ce beau week-end: le Pigne de la Lé, culminant à 3396 mètres d’altitude, là-bas, au fond de la vallée.
Il fait beau dehors, c’est l’heure pour aller grimper!
En plus du groupe de base, nous pouvons compter sur deux autres chefs de course aguerris pour nous épauler, Mélanie et Florent – merci à vous ! – ainsi que sur des rescapés des éditions précédentes qui, la faute à la météo, n’avaient pas pu rejoindre le pinacle de leur initiation. Voilà pour la revue des troupes. En avant, marche!
Après un petit détour par le glacier de Moiry via sa moraine ouest, une pause gourmande, quelques exercices rafraîchissants, la découverte d’une vis à glace abandonnée et une montée bien sèche, nous voilà arrivés à la cabane cinq étoiles. Avec ses immenses baies vitrées et sa tarte aux myrtilles, pas de doute: on sera bien.
Merci, d’ailleurs, à tout le staff de nous avoir prêté leur escalier de secours sur la face est du refuge. Nous avons pu nous y suspendre afin d’y entraîner les remontées sur corde. Drôle de scène que de voir des apprentis alpinistes jouer aux araignées sous les yeux surpris d’autres alpinistes réveillés durant leur sieste.
Il convient également de relever la qualité du souper proposé ce soir-là, à Moiry. Il est certain que les immenses plats de macaronis des Alpes auront su calmer les estomacs des plus gourmands grâce à leur montagne de lard, leurs torrents de crème et leurs séracs de raclette. Seule petite ombre au tableau : la taille de certains couchages, - dans l’ancienne cabane - susceptibles de poser quelques soucis aux plus grands… suivez mon regard.
Une arête de poisson
Dimanche matin. Le soleil brille. Des nuages, voire des orages, sont attendus en deuxième partie de journée, mais, sauf imprévu majeur, nous devrions être rentrés à temps. Mario, le cœur vaillant, mène la marche, et c’est avec un bon rythme que nous partons en direction du sud-est, le long d’un chemin rocailleux. Le Pigne, on arrive!
L’approche est sans histoire, excepté une odeur de poisson qui émane d’on ne sait où le long du chemin. Jusqu’à maintenant, aucune explication valable n’a pu être apportée à cette considération olfactive. Bref.
Arrivés au col, nous enfilons notre équipement de rocher. Les cordées sont formées et nous nous élançons vers l’objectif du jour. Une attention toute particulière est donnée au type d’encordement selon le terrain rencontré. Entre corde tendue, corde courte et micro-longueurs, nous avons tout le loisir de mettre en pratique les enseignements de notre cher et dévoué chef de course.
L’arête nord-ouest du Pigne, toute de roche vêtue, nous voit progresser à un rythme serein. Attention, toutefois, à ne pas confondre vitesse - gage de sécurité - et précipitation. Au fil de notre ascension, un panorama incroyable se dévoile à nos yeux, avec le Zinalrothorn, l’Ober Gabelhorn ou le Weisshorn en toile de fond. Vous l’aurez compris: c’était pas dégueulasse.
Pourquoi on se réveille si tôt
Arrivée au sommet sans encombre, mais avec le sentiment qu’on est au bon endroit, au bon moment. Qu’il y a bien pire pour un dimanche matin, qu’on a bien fait de se lever tôt et qu’on ferait bien de faire ça plus souvent. La montagne, ça vous gagne !
Après une petite pause où l’on aura eu la chance de se prendre un nuage glacial entre deux bouchées, nous redescendons par la voie normale, le long du glacier, et profitons d’un petit lac glaciaire et de ses rivages verticaux pour entraîner le sauvetage lors de chutes en crevasse. Boîte aux lettres, ancrage, mouflage: on espère bien ne pas devoir s’en servir.Mais ça fait partie du jeu, paraît-il. En tout cas, on saura comment réagir si cela nous arrive. On n’oubliera pas non plus de faire une petite donation à la Rega, ça peut servir.
Le retour se fait sans encombre. Nous récupérons nos affaires – et des forces – à la cabane (ah, cette tarte aux myrtilles, Philippe), puis entamons la descente en direction du parking, en slalomant entre les foules de randonneurs et de trailers bien décidés à venir en découdre, eux aussi, avec les macaronis de la cabane de Moiry.
Voilà pour cette initiation. Encore une fois, un grand merci à celle et ceux qui nous accompagnés, nous, les apprentis montagnards. Un merci, aussi, au CAS section prévôtoise, de nous permettre de se frotter à ce formidable environnement grâce à une formation pragmatique. On ne peut que la recommander
Serge Merillat
Après un trajet confortable dans un trafic du samedi matin très fluide, le groupe se retrouve à l’hôtel Emshorn pour un café et les derniers explicatifs concernant le programme du week-end. Il faut ensuite encore une demi-heure pour remonter le magnifique Val de Tourtemagne et rejoindre le parking. Nous nous mettons en route sous un soleil radieux, mais avec une température tout à fait agréable. La randonnée passe par le petit lac de Tourtemagne avant de grimper en direction de la cabane éponyme.
Le temps de prendre un pique-nique bienfaisant, nous nous préparons pour la partie technique de la journée dans une zone rocheuse juste au-dessus de la cabane. Il s’agissait de ne pas se mélanger les doigts en réalisant les différents nœuds de pêcheur, de huit, d’amarre ou d’alouette. Nous nous retrouvons bien vite encordés deux par deux avec une bonne réserve de corde autour du buste afin d’entraîner l’assurage en corde courte. Nous prenons le rôle tantôt d’assureur, tantôt d’assuré et ce, aussi bien à la montée qu’à la descente. Nous entraînons ensuite la technique des microlongueurs sur un terrain rocheux parfois assez technique pour finalement redescendre en rappel. Entre-temps, le soleil avait fait place à de gros nuages noirs et menaçants. Fort heureusement, l’orage a semblé gentiment nous contourner. Nous avons ainsi pu rejoindre la cabane au sec et même profiter d’un apéro gracieusement offert par la section Prévôtoise sur la terrasse fraîchement rénovée.
Le copieux repas du soir s’est déroulé à l’intérieur cette fois, car il s’est finalement mis à pleuvoir. Avant que toute l’équipe rejoigne le dortoir pour un repos bien mérité, la pluie a cédé sa place à un splendide arc-en-ciel au-dessus de la cabane. À 7 heures le lendemain matin, nous étions équipés pour nous rendre sur le glacier. La journée s’annonce radieuse, le ciel est dégagé et le soleil éclaire les sommets alentour.
Après une marche d’approche bien technique, nous atteignons les premières glaces. Celles-ci nous semblent bien éloignées de la cabane, comparée à la photo datant des années 50, accrochée dans le réfectoire! Une fois les crampons aux pieds, les choses sérieuses commencent: en cordée de trois, cordes tendues, la réserve de corde préparée comme appris la veille, nous entamons la remontée du glacier de Brunegg. Arrivés au point culminant de notre randonnée sur le glacier, il « suffisait » de rejoindre le sommet de l’Adlerflüh (2913m). Cela paraissait proche et facile, mais c’était sans compter sur une neige un peu capricieuse qui rendait la progression un peu aléatoire: deux pas je ne m’enfonce pas, les deux au trois suivants je m’enfonce jusqu’à la cuisse… ou pas ! La fin du parcours se fait sur l’arrête, ce qui permet d’entraîner la marche en crampons sur rocher. Voilà, nous avons conquis l’Adlerflüe et ainsi bien mérité notre pique-nique.
Pour le retour, nos chefs de groupes ont du bien chercher pour trouver un passage sûr afin de rejoindre le glacier et une pente suffisamment raide pour entraîner le freinage avec le piolet après une glissade. C’est ici que le soussigné n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’enfoncer la pointe du piolet dans la cuisse au lieu de la glace. Grâce à de premiers soins rapides et un bandage de compression prodigués par Robin (Merci encore !), j’ai pu rapidement reprendre la descente en boitillant quelque peu. Il restait encore à exercer l’assurage avec la vis à glace ainsi qu’avec la technique de la boîte aux lettres dans la neige molle. La cordée du blessé se résout à faire l’impasse sur ces 2 exercices afin de prendre de l’avance en vue de rejoindre la cabane et ainsi ne pas trop ralentir le groupe.
La descente vers le parking se fait par le chemin d’hiver, moins escarpé que celui d’été afin d’éviter trop de tension sur la cuisse. Bilan: Trois points de suture et une cicatrice en souvenir d’un weekend de formation réussi, où nous avons appris une multitude de techniques alpines avec des guides non seulement très compétents, mais surtout fort sympathiques, le tout avec un super groupe « d’apprentis alpinistes » et une bonne ambiance ! Encore un grand merci pour l’organisation et rendez-vous dans 15 jours pour le volet final !
Philippe et Lénie
Dent de Vaulion, dimanche 15 juin
Sous la conduite de Claire-Lise, 7 personnes participent à la course : Anouck, Brigitte, Josiane, Laurence, Wilfred, Charles et moi-même. Nous partons de Tramelan vers 7 h, regroupés dans 2 voitures avec un petit arrêt aux Reussilles pour prendre Brigitte au passage. A Vallorbe, après le traditionnel café du matin, nous rejoignons en voiture le stand de tir du Vivier, point de départ de notre randonnée.
Sous un ciel brumeux mais assez dégagé, nous empruntons un bout de chemin avant de nous engager dans la Pouette Combe par un joli sentier ombragé qui longe un petit ruisseau. A part 2 tronçons un peu plus pentus, les 300 premiers mètres de dénivelé se font progressivement, et nous avons tout loisir d’admirer la nature luxuriante. Après cette petite mise en jambes, le sentier grimpe franchement dans la forêt puis il nous conduit, à travers pâturages, jusqu’à la petite dent qui n’est pas vraiment une dent mais un lieu-dit avec une bergerie. Claire-Lise, fine observatrice a même vu un minus crapaud peu avant la sortie de la forêt, difficile à distinguer car d’une couleur brunâtre identique à celle du sentier. Dans les pâturages, nous sommes impressionnés par la quantité de renoncules et nous constatons que les plants de gentianes sont bien hauts ! Présage d’un hiver bien enneigé ? De quoi débattre dans notre petite troupe, sur la pertinence de dictons, peut-être d’un autre âge… Nous longeons un petit moment un magnifique mur en pierre sèche pour le traverser par une brèche aménagée à cet effet et arriver au sommet où une table encore libre nous accueille pour le pique-nique. Le panorama se déroule bien à 360° mais à cause de la brume, nous ne pouvons voir que le paysage assez proche et juste distinguer 4 lacs mais même pas les sommets au sud du lac Léman.
L’orage étant annoncé pour 14h, nous ne tardons pas à nous mettre en route en direction de l’Est pour longer la crête puis nous frayer un passage dans la forêt pour gagner la Roche à l’Aigle qui surplombe Vallorbe. Après un petit bout de pâturage, nous nous enfonçons une dernière fois dans la forêt pour même trouver un raccourci qui nous permet d’arriver presque à destination alors que la pluie commence. Nous sortons pèlerines, couvre-sacs et essayons les parapluies sous une bonne averse accompagnée de rafales de vent. A l’entrée du village, Charly et Wilfred, forts galants, nous quittent pour rechercher les voitures pendant que nous allons directement nous mettre à l’abri au restaurant. Le temps consacré à partager un dernier verre ensemble nous permet de reprendre la route du retour sous le soleil revenu. Un grand merci à Claire-Lise pour la parfaite organisation de cette facile et jolie randonnée ainsi qu’à tous les participants pour leur bonne humeur.
Edith
Participant.es : Pierrick Landry ; Mélanie Tuscher ; Lénie Tuscher ; Philippe Tuscher ; Josephine Pratiwi ; Serge Mérillat ; Wilfred Hirschi ; Mégane Cagnon ; Félicia Zhang ; Robin Lüchinger
~10km, 700d+/-
Ce samedi s’annonçait chaud, il fut intense (et chaud !). Nous nous sommes retrouvés à 0810 au restaurant de la Gare à Moutier pour une première partie théorique. Le silence et la concentration des premières minutes avant de commencer furent brisés par l’arrivée salvatrice de Mégane avec son câble HDMI, nous pouvions commencer ! Après un petit tour de table des participants et une courte introduction de Mario, nous avons plongé dans le vif du sujet : tour du matériel, distribution, discussions et premières techniques de nœuds.
Vers 1100, nous étions prêts pour le départ de notre première sortie commune. Une appréhension fine de la situation par le chef de course nous a fait prendre la direction du Graitery. En effet, il commençait déjà à faire chaud. Après l’approche par Sur Chaux et la Côtatte, nous sommes monté par la combe sous La Haute Joux. Un sentier technique qui nous a servi de première exposition à ce dont nous pouvons nous attendre pour les futures sorties.
Sortis de notre ascension, il nous restait à suivre la crête jusqu’à notre lieu de pause pour le repas. La motivation et l’énergie restante étant bonnes, nous avons décidé de nous arrêter au chalet du ski-club. Avec l’excellent accueil reçu, nous avons repris des forces, chacun à sa manière ! Il ne nous restait plus alors que la descente jusqu’à Moutier par les échelles. Un parcours plus connu (et toujours dans la maîtrise) des participants. Nous nous sommes quittés à la gare dans l’ombre nécessaire du sous-voie. Le timing était précis et collait parfaitement aux horaires de train. Encore bravo à notre chef de course et à toutes et tous pour cette magnifique première sortie qui en appellera bien d’autres.
Robin Lüchinger
Dalle d’Oberbuchsiten 25.05.2025
À quelques encablures d’Oensingen, jolie dalle d’entrainement à l’escalade, un jardin incliné de 160 m de hauteur. Nous sommes huit, Nadine Seckler, Mathilde Mertz, Franco Ferrara, Pierrick Landry, Guillaume Lombardo, Laurent Farine, Sylvie Marmy.
La journée ne fut pas aussi sèche qu’annoncé. Il pleuvine jusqu’à 10 h. Nous avons pu suivre un programme théorique et détaillé de la longue voie, très formateur. Mario nous partage ses nombreuses connaissances indispensables pour une totale sécurité, des explications bien argumentées de bon sens. Aussi des démonstrations sur un bloc rocheux équipé en bas de la dalle qui permet la pratique au sol. D’abord des nœuds, évidemment :Amarre et son demi, alouette, de chaise, de pêcheur. Puis la théorie au relais ; quand on relie les deux boucles avec une sangle. L’assurage, on parle du reverso, de l’auto-bloquant. L’importance de la communication entre le premier de cordée et le second. Le respect de la faune. Le matériel. Le temps passe vite quand c’est passionnant. Comme la dalle n’est pas encore sèche, nous montons par le sentier sur la vire au sommet. Là-haut joliment perchés, nous commençons la théorie du rappel. Sur la partie droite sont installés les relais pour les rappels, 7 x 22 m. La pratique et en répétition ! Nous découvrons aussi le rappel avec deux personnes parallèles et un seul brin de corde par grimpeur. Un mousqueton est nécessaire au relais et quelqu’un pour le récupérer ensuite. Il faut plier la corde, calculer les longueurs, trouver le milieu, la lancer, etc. tout ceci prend quand même du temps et c’est vers 13 h que nous prenons une pause gourmande. La deuxième partie d’après-midi est prévue pour l’escalade, mais déjà une belle averse se dessine sur le radar. Nous tentons cependant une ascension et quatre cordées, vite formées, montent quelques longueurs. Nous n’arriverons pas en haut, seulement une cordée, Pierrick et Guillaume (alias Simon), y arrivera in extremis. Ils devront attendre sous la forêt que l’averse passe. Les six autres, en parallèle en milieu de dalle, installeront une corde de traversée pour que les grimpeurs les plus à l’extérieur puissent rejoindre la voie de rappel. Et c’est sous une pluie battante que nous pourrons aussi expérimenter, dans le calme, comment redescendre en toute sécurité d’une sortie en dalle trempée. Finalement, ce dimanche était bien complet et l’ambiance était top. Je tiens à remercie chaleureusement Mario pour ses excellentes qualités d’enseignant et la maîtrise impeccable du sujet. Nous avons de la chance de pouvoir compter sur lui désormais dans la section 😀. Une belle personne et une belle relève, c’est réjouissant !
Sylvie Marmy
Sur le coup des 9:00, dix CDC des différentes sections de la Prévotoise, Delémont, Chasseral et la Neuveville se retrouvent au sommet du col du Pierre-Pertuis.
Il ne fait pas très chaud et après une rapide introduction nous nous mettons en route vers le tunnel creusé par les romains pour le premier exercice. Descente sur corde et remontée et redescente. Bientôt dix vaillants alpinistes sont suspendus au bout de leur fil tels des araignées. Quelques prussiques bloqués, quelques erreurs de manipulation, mais rien de grave et comme le dit le chef du jour, Philippe, lorsqu’on est coincé, l’important c’est d’être capable de se débrouiller. Après cet échauffement nous nous déplaçons en direction des falaises pour les exercices de mouflage : le simple, le double, le quadruple et l’autrichien : Fritz ich bin in der Spalte, kannst du mir den Seil geben ? OK Hans, Achtung Seil ! Gut Fritz du kannst ziehen ! Oh scheisse ich bin blockiert…
Après cette matinée bien remplie, nous nous retrouvons autour d’un feu sous l’arche des romains pour le pique-nique et un bon moment convivial.
L’après-midi nous nous déplaçons vers le secteur de l’Arche. D’une vire nous installons 3 relais surplombant une paroi d’une quinzaine de mètres. Le premier exercice consiste à faire descendre une personne en bout de corde au demi-nœud d’amarre, de bloquer puis de reprendre la descente.
Le soleil perce les nuages et tout à coup réchauffe l’atmosphère pour l’exercice suivant : la descente avec un blessé sur le dos. Petit coup de stress au démarrage, puis dès qu’on se retrouve suspendu dans le vide, le poids du blessé se transmet dans la corde et tout se passe bien, mais il faut y croire pour se lancer !
Nous terminons par un rappel et nous retrouvons au pied des rochers pour un petit bilan de la journée. Une journée top, simple et sans blabla superflu avec beaucoup d’exercices pratiques. Une agréable compagnie, avec un bon mélange de personnes jeunes et moins jeunes et un échange enrichissant entre les personnes des différentes sections. Un grand merci à Philippe pour l’organisation de cette formation et d’avoir ouverts les inscriptions à la section de la rampe sud du Chasseral. Nous terminons cette journée par une bière à la Couronne au milieu du bourdonnement des abeilles du Parc Chasseral.
Laurent Torriani, CAS la Neuveville