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Seehore-Rötihore

Course du 6 septembre 25 au Seehore-Rötihore

Présents : cheffe de course Claire-Lise, Charles, Anouck, Christine, Edith, Nadine et Anne.

Nous avions rendez-vous à sept heures, au plateau d’Orange à Tavannes. L’air piquant du matin rappelait que, depuis la foire de Chaindon, l’automne s’était installé. Nous étions peu nombreux, juste assez pour remplir deux voitures.

La route jusqu’au Seehore dura une heure et demie. Juste avant le parking, la montagne nous offrit son premier spectacle : la désalpe. Impossible de passer sans attendre. Alors nous patientâmes pendant que défilait le troupeau entier, vaches au pas tranquille, sonnailles tintant bruyamment. Le départ se fit tranquillement, jusqu’au restaurant de l’Alpsee. Là, entre les prés, un énorme taureau s’essaya à l’amour sous les regards amusés des randonneurs, encouragé par ses maîtres, tandis que l’élue de ses ardeurs se dérobait sous l’œil curieux de ses compagnes. Un café soluble, médiocre mais réconfortant, compléta l’instant avant de se mettre vraiment en marche.

Le sentier s’éleva bientôt dans les lacets d’un calcaire rugueux. La montée fut régulière, sans difficultés majeures, et le Seehore nous accueillit avec son horizon immense. Là-haut, nous nous arrêtâmes le temps d’une petite pause.

La descente dans le vaste cirque d’éboulis demanda de l’attention : peu de traces, à peine quelques cairns dressés par d’anciens randonneurs, guidaient les pas sur cette mer de pierres. Puis vint la montée vers le Röti, 2233 mètres de roche et d’arêtes. L’arête devint plus aérienne, les passages plus proches du vide. Christine, que le vertige avait toujours tenue à distance du vide, trouva le courage de dépasser ses peurs et franchit ces passages avec assurance. Anne, elle, glissa et chuta légèrement : rien de grave, quelques bleus et griffures, juste un souvenir marqué sur la peau. Au Fromattgrat, l’arête se fit plus douce, le terrain plus tendre, et c’est là que Charles, un peu plus tard, se retrouva assis dans la boue, victime d’un terrain glissant, et s’en tira avec des vêtements tachés. Le repas de midi se fit au sommet du Röti avec en prime un magnifique tableau grandeur nature.

Le retour fut tranquille en suivant la sente qui descend vers le petit lac Seebergsee. Puis ce fut à nouveau l’Alpsee, point de départ et d’arrivée, où süssmost et sauermost vinrent récompenser nos efforts. Avant de reprendre la route, certaines se laissèrent tenter par les fromages d’alpage.

Cette journée fut belle par l’ambiance du groupe et clémente par sa météo. Une petite équipe menée par une toujours formidable cheffe de groupe. Et Charles, seul homme au milieu de ces dames, dut écouter (ou subir ?) les discussions animées sur les secrets et techniques antirides.